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Guide ETFStratégieRègles 2026 à jourVérifié le 12 octobre 202616 min de lecture

ETF et krach : que faire de son portefeuille quand la bourse perd 20 à 50 %

Un indice mondial a déjà perdu plus de 50 % entre octobre 2007 et mars 2009 selon MSCI. Ce guide chiffre les grandes chutes, explique ce qu’il faut gagner pour récupérer une perte, et propose un plan à écrire avant la prochaine baisse, avec des règles vérifiées en octobre 2026.

L’essentiel.
  • Un indice actions mondial a perdu 57,46 % entre le 31 octobre 2007 et le 9 mars 2009 (MSCI World, dollars, rendements bruts, fiche du 30 septembre 2026).
  • Pour effacer une perte de 30 %, il faut gagner 42,9 % ; pour une perte de 50 %, 100 %.
  • Les chutes de plus de 20 % se sont répétées : 2000-2003, 2007-2009, mars 2020, avril 2025. Les délais de remontée vont de quelques mois à plus de 10 ans.
  • Trois leviers dépendent de vous : la part d’actions choisie à l’avance, la poursuite des versements, la réserve de liquidités.
  • Règles et chiffres vérifiés en octobre 2026. Ce guide explique des mécanismes, il ne donne aucun ordre d’achat ni de vente.

Que faire de ses ETF quand le marché chute de 20 à 50 % ?

La réponse tient en une phrase : ce que vous aviez décidé avant la chute. Un ETF qui réplique un indice actions baisse avec cet indice. Il n’y a ni gestionnaire qui protège le capital, ni garantie, et c’est précisément ce que vous achetez en choisissant une exposition aux actions : une prime de rendement possible en échange de baisses brutales.

Le comportement des épargnants pendant un krach pèse souvent plus lourd que le choix de l’ETF lui-même. Un investisseur qui détient un fonds large et diversifié, supporte une baisse de 35 % sans vendre, puis continue ses versements, ne se retrouve pas dans la même situation que celui qui solde tout au plus bas. Même produit, résultats opposés. Les sections qui suivent donnent des repères chiffrés, puis des règles de décision que vous pouvez adapter à votre cas.

Ce guide suppose que vous connaissez les bases : si ce n’est pas le cas, lisez d’abord c’est quoi un ETF et les risques des ETF.

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Combien un indice mondial baisse-t-il lors d’un krach ?

Les chiffres varient selon la monnaie, la prise en compte des dividendes et la fréquence des données (mensuelle ou quotidienne). Le seul chiffre ci-dessous issu d’une fiche officielle d’indice est celui de MSCI, qui publie la baisse maximale du MSCI World depuis 1987. Les autres épisodes proviennent d’une analyse de presse spécialisée (Finanztip), qui ne précise pas le type de rendement : lisez-les comme des ordres de grandeur.

ÉpisodeAmpleur de la baisseDurée de la chuteSource
Bulle internet, 2000-2003environ −54 %environ 31 mois à partir du sommet de septembre 2000Finanztip
Crise financière, 2007-2009−57,46 % (MSCI) ; environ −48 % selon Finanztipdu 31/10/2007 au 09/03/2009, soit un peu plus de 16 moisMSCI, Finanztip
Covid, février-mars 2020près de 30 %quelques semainesFinanztip
Année 2022 (hausse des taux, inflation)−17,73 % sur l’année civiledouze moisMSCI
Droits de douane américains, 2025environ −20 %du 12 février au 8 avril 2025Finanztip

L’écart entre −57,46 % et −48 % pour la même crise illustre le piège des chiffres isolés. MSCI mesure l’indice en dollars, rendements bruts, à partir de données mensuelles. Un investisseur européen qui détient un ETF coté en euros voit une courbe légèrement différente, parce que le dollar a bougé face à l’euro. Pour un calcul sur votre propre ETF, utilisez le graphique de sa fiche, ou consultez l’annuaire des ETF et l’outil comparer des ETF.

Deux enseignements ressortent. Premièrement, les baisses de 20 % et plus ne sont pas des accidents rares : le tableau en contient quatre en vingt-cinq ans. Deuxièmement, leur durée et leur profondeur sont imprévisibles. Celle de 2020 s’est effacée en moins d’un an selon Finanztip ; la séquence 2000-2009 a demandé, toujours selon cette source, plus de 13 ans pour retrouver le niveau de septembre 2000.

Ce que ces chiffres ne disent pas. Un indice mondial est diversifié. Un ETF thématique, sectoriel ou concentré sur un pays peut perdre bien davantage et mettre bien plus longtemps à remonter, voire ne jamais revenir à son sommet. Voir les ETF thématiques et sectoriels.

Combien de temps faut-il pour récupérer une perte ?

Deux questions se mélangent : le délai de remontée de l’indice, et l’effort arithmétique pour effacer une perte. Le second est calculable. Si votre portefeuille passe de 100 à (100 − p), il faut un gain de p / (100 − p) pour revenir au point de départ.

Perte subieValeur restante pour 100 investisGain nécessaire pour revenir à 100
−10 %90+11,1 %
−20 %80+25,0 %
−30 %70+42,9 %
−40 %60+66,7 %
−50 %50+100,0 %

Le délai réel dépend ensuite du rythme de remontée, que personne ne connaît à l’avance. Les épisodes du tableau précédent montrent des remontées en quelques mois (2020, 2025) et des remontées sur plus de dix ans (2000-2013 pour l’indice mondial, d’après Finanztip). Un investisseur qui continue d’acheter pendant la baisse améliore son prix de revient moyen, ce qui raccourcit son propre délai de retour à l’équilibre, même quand l’indice reste en dessous de son ancien sommet. Ce mécanisme est développé dans le guide sur l’investissement programmé.

Exemple illustratif, avec des chiffres fictifs. Un épargnant a versé 20 000 € en cinq ans, sa valeur atteint 26 000 €, puis une baisse de 35 % ramène le portefeuille à 16 900 €. Il se retrouve sous ses versements. S’il poursuit 300 € par mois pendant la chute, chaque versement achète plus de parts qu’avant. Si l’indice remonte ensuite de 54 % seulement (16 900 € × 1,54 ≈ 26 000 €), la valeur est revenue à son niveau d’avant, plus les versements effectués entre-temps, qui ont été investis à bas prix.

Faut-il vendre ses ETF pendant la baisse ?

Vendre en pleine chute transforme une perte potentielle en perte réalisée, et oblige à décider d’un deuxième moment : quand racheter. Or les marchés ont rebondi plusieurs fois très vite après des plus bas : en mars 2020, la remontée a effacé la chute en moins d’un an. Sortir au creux, c’est parier à la fois sur la baisse et sur la date du retour, deux paris que presque personne ne gagne de façon régulière.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais vendre. Vendre est rationnel dans trois cas : vous avez besoin de l’argent pour une dépense prévue (et il n’aurait pas dû être en actions), votre exposition dépasse ce que vous pouvez supporter et vous la ramenez à votre cible, ou vous corrigez une erreur de composition (concentration, ETF à effet de levier, thématique trop étroit). Vendre parce qu’un titre d’actualité est inquiétant et que la baisse continue n’en fait pas partie.

Le test à faire avant de cliquer sur « vendre »

  1. Cette somme est-elle nécessaire dans les deux ans ? Si oui, elle n’avait pas sa place en actions ; si non, la baisse ne change pas son rôle.
  2. Le motif existait-il avant la chute (changement de projet, d’emploi, de revenus) ? Si le motif est la chute seule, relisez votre plan écrit.
  3. Savez-vous quand vous rachèterez, et à quelle condition ? Sans réponse, vendre revient à sortir du marché sans plan de retour.
  4. Quelle fiscalité déclenche la vente (section suivante) ?

Que se passe-t-il fiscalement si vous vendez à perte ?

Sur un compte-titres ordinaire, une moins-value n’est pas perdue : elle s’impute sur les plus-values de même nature réalisées la même année, puis sur celles des dix années suivantes (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée en avril 2026). Elle ne se déduit ni de votre salaire ni de vos dividendes. Elle a donc une valeur réelle uniquement si vous réalisez des plus-values à compenser. Pour mémoire, le prélèvement forfaitaire unique s’établit à 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Les règles détaillées sont dans le guide fiscalité des ETF.

Sur un PEA, les arbitrages à l’intérieur du plan ne déclenchent pas d’impôt tant que vous ne retirez rien. En revanche, un retrait avant cinq ans entraîne en principe la clôture du plan ; après cinq ans, un retrait partiel n’entraîne pas la clôture et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, hors prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée en mai 2026). Vendre en panique un PEA de quatre ans pour « récupérer ses sous » peut donc coûter bien plus que la baisse elle-même. Détail dans PEA, CTO ou assurance vie.

Attention. Si vous vendez pour réinvestir immédiatement dans un autre ETF, vérifiez que la perte est réellement déductible chez vous, que l’instrument est bien différent, et que les frais de courtage et le spread ne mangent pas l’avantage. Cette manœuvre dépend de votre situation : faites-la valider avant de l’exécuter.

Continuer ses versements pendant la baisse : que change le DCA ?

L’investissement programmé (DCA) consiste à acheter une somme fixe à intervalles réguliers. Pendant une baisse, la même somme achète plus de parts ; pendant la remontée, ces parts achetées bas pèsent davantage. Ce n’est pas une garantie de gagner de l’argent : si le marché continue de baisser pendant des années, chaque versement perd de la valeur au fil du temps. Mais c’est la seule méthode qui transforme la volatilité en avantage de prix pour un épargnant qui a un revenu régulier.

Le plus difficile est psychologique : verser 300 € un mois où le portefeuille affiche −30 % demande d’avoir fixé la règle plus tôt. C’est pourquoi l’automatisation est précieuse. Un virement et un ordre programmés ne demandent aucune décision, donc aucun doute à gérer. Pour tester l’effet de scénarios de baisse sur vos versements, utilisez le simulateur d’investissement programmé.

Deux limites à garder en tête. Si vous investissez un capital déjà disponible (héritage, prime), le DCA n’est qu’une façon d’étaler une entrée, sans avantage statistique garanti face à un investissement immédiat. Et les frais de courtage fixes pèsent plus lourd sur de petits versements : voir le guide sur les plans d’investissement sans frais de courtage.

À quoi sert la réserve de liquidités avant un krach ?

La réserve d’épargne disponible (livrets, compte courant, fonds monétaire) a un rôle précis : éviter d’être obligé de vendre des ETF au plus mauvais moment. Un imprévu (panne, perte d’emploi, travaux) arrive sans lien avec la bourse ; si l’argent est en actions, la vente est forcée au prix du jour. Le montant de cette réserve est un choix personnel : certains la calibrent en mois de dépenses courantes, d’autres en fonction de la stabilité de leurs revenus. Aucune règle officielle ne le fixe, et toute formule universelle est une convention.

Une seconde réserve, facultative, concerne les sommes destinées à un projet à moins de deux ou trois ans (apport immobilier, études). Elles n’ont pas à subir les actions du tout. L’ETF monétaire ou les produits garantis en capital répondent à ce besoin ; voir les ETF monétaires et les ETF obligataires, en gardant à l’esprit que l’obligataire peut aussi baisser quand les taux montent (2022 en est l’exemple).

Attention enfin à l’inverse : une réserve trop grosse laisse l’épargne à l’écart de la hausse. L’équilibre se règle une fois, par écrit, pas en pleine tempête.

Faut-il rééquilibrer son portefeuille pendant un krach ?

Si votre allocation cible est de 80 % d’actions et 20 % d’obligations, une chute de 30 % des actions fait mécaniquement passer la part d’actions autour de 75 %. Rééquilibrer revient à vendre un peu d’obligations pour racheter des actions à bas prix : exactement l’inverse de la panique. C’est une règle mécanique, donc une règle qui supprime l’émotion de la décision.

Calcul fictif. Un portefeuille de 100 000 € est réparti en 80 000 € d’actions et 20 000 € d’obligations. Les actions perdent 30 % (56 000 €), les obligations restent à 20 000 € : total 76 000 €, dont 73,7 % en actions. Pour revenir à 80 %, il faut détenir 60 800 € d’actions : on déplace 4 800 € des obligations vers les actions. Cette opération doit se décider avant le krach : à quelle fréquence, avec quel seuil de déclenchement. Détails dans rééquilibrer un portefeuille d’ETF.

Limite : si le krach s’accompagne d’une perte d’emploi ou d’un besoin de cash, rééquilibrer n’est pas prioritaire. Et sur un CTO, chaque vente peut générer une imposition ; privilégiez les nouveaux versements pour rééquilibrer, ou le PEA, où les arbitrages ne sont pas taxés tant qu’aucun retrait n’intervient.

Que change l’horizon de placement à la gestion d’un krach ?

Plus l’horizon est court, moins un krach se rattrape. Le tableau donne des repères de logique, pas des seuils réglementaires.

Horizon de l’argentPlace des actionsRéaction à une baisse de 30 %
Moins de 3 ansTrès limitée, voire nulleUne baisse peut ne pas être rattrapée avant la date d’utilisation : l’argent ne devait pas y être
3 à 8 ansPartielle, mêlée à des obligations ou du monétaireSuivre la règle de rééquilibrage ; ne pas modifier la cible sous le coup de l’émotion
Plus de 15 ansPeut être élevée si vous la supportez psychologiquementContinuer les versements ; une baisse est une période d’achat à prix réduit

Cet horizon n’est pas celui de l’ETF mais celui de chaque euro. Un seul portefeuille peut comporter plusieurs poches : une poche retraite à 25 ans, une poche projet à 5 ans, une réserve. Raisonner par poche évite de confondre les durées. Pour construire la répartition, lisez le portefeuille d’ETF pour débutant.

Retraite proche : pourquoi le krach est plus dangereux à 60 ans qu’à 30 ans

Un jeune actif qui épargne profite d’une baisse : il achète moins cher. Un retraité qui retire de l’argent chaque année la subit deux fois : sa valeur baisse et il doit vendre davantage de parts pour obtenir la même somme. Les spécialistes parlent de risque de séquence des rendements : un krach dans les premières années du retrait fait plus de dégâts qu’un krach tardif de même ampleur, parce que les parts vendues bas ne profitent jamais de la remontée.

Conséquence pratique pour qui approche de la retraite : réduire progressivement la part d’actions, sécuriser les premières années de dépenses dans des supports peu volatils, et fixer à l’avance une règle de retrait souple (réduire les retraits après une année de forte baisse). Le guide ETF pour préparer la retraite développe ces points, avec un exemple chiffré.

Pourquoi l’effet de levier est l’ennemi du krach

Un ETF à effet de levier cherche à multiplier la variation quotidienne de l’indice (par exemple ×2). La multiplication étant refaite chaque jour, l’effet sur plusieurs semaines n’est pas le double de la variation de l’indice. Exemple fictif : l’indice baisse de 10 % puis remonte de 10 %. Il passe de 100 à 90, puis à 99. Un levier ×2 sur les mêmes variations passe de 100 à 80, puis à 96. L’indice a presque tout récupéré, le produit à levier non.

Dans un krach, cette dérive s’ajoute à la perte : une baisse de l’indice de 35 % multipliée par trois dépasse 100 % sur le papier, ce qui montre à quel point un levier élevé peut effacer la quasi-totalité de la mise. Les CFD sont encore plus dangereux : l’AMF rappelle qu’une position peut faire perdre tout son dépôt, voire plus, en quelques secondes. Pour un investisseur qui construit un patrimoine long, ces instruments n’ont pas leur place. Voir les ETF à effet de levier.

Comment écrire son plan avant le krach ?

Un plan d’une page suffit, à relire une fois par an et à consulter quand le marché chute. Voici les rubriques utiles.

  1. Mon allocation cible : part d’actions, d’obligations, de monétaire, par poche (retraite, projet, réserve).
  2. Ma perte maximale supportable : le montant en euros, pas en pourcentage, au-delà duquel je risque de renoncer à mon plan. Si vous ne supportez pas −30 % sur 50 000 € (15 000 €), votre part d’actions est trop haute.
  3. Mes versements : montant, fréquence, automatisation. Règle : on ne les suspend pas pendant une baisse, sauf perte de revenu.
  4. Mon rééquilibrage : fréquence (annuelle) et seuil (par exemple dès que l’écart à la cible dépasse cinq points).
  5. Ma réserve : montant et où elle se trouve.
  6. Mes interdits : pas de levier, pas de CFD, pas de vente d’un PEA de moins de cinq ans sauf motif prévu, pas de décision dans les 48 heures après une grosse baisse.
  7. Mon délai de réflexion : qui consulter (un conjoint, un conseiller indépendant) avant toute vente supérieure à X % du portefeuille.

Le but n’est pas de prédire, mais de substituer une règle à une réaction. Adaptez les seuils à votre situation : ce guide ne les fixe pas pour vous.

Erreurs fréquentes face à un krach

  1. Vendre après −30 % puis racheter après +30 %. On encaisse la baisse et on rate la remontée.
  2. Arrêter ses versements au pire moment. Les mois de baisse sont ceux où l’achat est le moins cher.
  3. Découvrir sa tolérance au risque en plein krach. Un questionnaire ne remplace pas une simulation en euros.
  4. Confondre un ETF diversifié et un ETF thématique. Les remontées d’indices larges ne garantissent rien pour un secteur étroit.
  5. Utiliser du levier pour « se refaire ». Le levier aggrave les pertes quand l’indice oscille.
  6. Retirer d’un PEA de moins de cinq ans. Le retrait ferme le plan en principe et efface l’avantage fiscal.
  7. Chasser le plus bas. Personne ne connaît le creux à l’avance : étalez les achats.
  8. Ignorer le risque de change et de concentration. Un ETF monde est dominé par les États-Unis ; voir monde ou S&P 500.

Le choix de l’ETF, la méthodologie du site et le suivi des mises à jour complètent ce guide. Pour la part de risque à supporter, relisez aussi le glossaire.

Sources officielles

Avertissement. Les informations présentées sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé ni un conseil fiscal. Votre situation personnelle peut modifier le résultat : en cas de doute, rapprochez-vous de l’administration fiscale ou d’un professionnel habilité. Investir comporte un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

De combien un ETF monde peut-il baisser lors d’un krach ?
MSCI indique pour son indice MSCI World une baisse maximale de 57,46 % entre le 31 octobre 2007 et le 9 mars 2009 (dollars, rendements bruts, données mensuelles). Les autres épisodes (2000-2003, 2020, 2025) ont été de l’ordre de 20 % à 54 % selon la période et la source.
Faut-il vendre ses ETF quand la bourse s’effondre ?
En principe non, sauf besoin d’argent prévu ou erreur de composition à corriger. Vendre au creux réalise la perte et oblige à choisir un moment de rachat que personne ne connaît à l’avance. La décision se fixe dans un plan écrit avant la chute.
Combien faut-il gagner pour récupérer une perte de 30 % ou de 50 % ?
Après une perte de 30 %, il faut gagner 42,9 % pour revenir au point de départ. Après une perte de 50 %, il faut gagner 100 %. La formule est perte / (1 − perte).
Faut-il continuer son investissement programmé pendant une baisse ?
C’est l’intérêt principal du DCA : à somme égale, chaque versement achète davantage de parts à bas prix. Il n’y a aucune garantie de gain, mais l’automatisation évite de décider sous le coup de l’émotion.
Une moins-value sur ETF est-elle déductible des impôts ?
Sur un compte-titres ordinaire, une moins-value s’impute sur les plus-values de même nature de l’année puis des dix années suivantes. Elle ne se déduit ni des salaires ni des dividendes. Le PFU 2026 est de 31,4 %.
Que se passe-t-il si je retire de l’argent d’un PEA de moins de 5 ans pendant un krach ?
En principe, un retrait avant cinq ans entraîne la clôture du PEA et la taxation du gain. Après cinq ans, un retrait partiel ne ferme pas le plan et les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, hors prélèvements sociaux de 18,6 %.
Quelle part d’actions garder quand la retraite approche ?
Il n’existe pas de pourcentage officiel. Plus l’échéance est proche, plus le risque de séquence des rendements pèse : on réduit généralement la part d’actions et on sécurise les premières années de dépenses. Le bon niveau dépend de vos autres revenus.
Pourquoi éviter les ETF à effet de levier en période de krach ?
Leur multiplication est refaite chaque jour. Sur des variations de ±10 %, un levier ×2 finit à 96 là où l’indice finit à 99, alors qu’ils sont partis de 100. En cas de chute durable, la perte peut devenir quasi totale.
Doit-on rééquilibrer pendant un krach ?
Si votre plan le prévoit, oui : on vend un peu de ce qui a le mieux résisté pour racheter des actions moins chères. Sur un CTO, privilégiez les nouveaux versements pour limiter l’impôt ; sur un PEA, les arbitrages ne sont pas taxés tant qu’aucun retrait n’est fait.
Quelle réserve de liquidités faut-il avoir avant d’investir en ETF ?
Aucune règle officielle n’en fixe le montant. L’objectif est de ne pas vendre d’ETF dans l’urgence pour un imprévu. Beaucoup la calibrent en mois de dépenses courantes selon la stabilité de leurs revenus.

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