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Meilleurs ETF Comparateur 2026
Mis à jour le 12 octobre 2026 : frais, encours, éligibilité PEA et performances recalculées. Voir ce qui a changé
Guide ETFRègles 2026 à jourFiscalitéVérifié le 12 octobre 202619 min de lecture

ETF en PEA, CTO ou assurance vie : quelle enveloppe choisir en 2026 ?

Un même ETF peut être détenu dans trois enveloppes qui n’imposent ni les mêmes gains, ni les mêmes retraits, ni la même transmission. Ce guide compare le PEA, le compte-titres et l’assurance vie sur sept critères, avec les taux de 2026 (31,4 % de PFU, 18,6 % de prélèvements sociaux) et un exemple chiffré sur 10 000 € de gain.

L’essentiel.

Règles et chiffres vérifiés en octobre 2026. Le PEA est l’enveloppe la plus légère fiscalement pour les ETF qu’il accepte : après 5 ans, plus d’impôt sur le revenu, seulement 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 31,4 % sur un CTO. Le CTO n’a ni plafond ni restriction, c’est l’enveloppe des ETF que le PEA refuse et des sommes qui dépassent 150 000 €. L’assurance vie n’impose rien tant que vous ne rachetez pas, abat 4 600 € de gains par an après 8 ans et transmet jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire hors droits de succession (primes versées avant 70 ans). Sur 10 000 € de gain réalisé en 2026 : 1 860 € de prélèvements en PEA de plus de 5 ans, 2 125 € en assurance vie de plus de 8 ans, 3 140 € en CTO.

Quelle différence entre un PEA, un CTO et une assurance vie ?

Un ETF est un titre financier, et un titre financier doit être logé quelque part. En France, un particulier dispose de trois logements principaux pour ses ETF. Le compte-titres ordinaire (CTO) est le plus simple : il enregistre vos titres, sans plafond de versement, sans durée minimale et sans restriction géographique. Le plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe fiscale de faveur réservée aux actions et fonds investis en actions de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, avec un plafond de versements. L’assurance vie n’est pas un compte-titres mais un contrat d’assurance : vous y détenez des unités de compte, dont certaines sont des ETF, et la fiscalité suit les règles du contrat.

Le choix ne porte donc pas sur l’ETF lui-même, qui reste le même panier de titres, mais sur ce qui l’entoure : ce que l’enveloppe vous autorise à acheter, quand elle vous taxe, combien, et ce qu’elle devient à votre décès. Les écarts sont loin d’être anecdotiques. Sur un gain de 10 000 €, la différence entre le PEA ancien et le CTO dépasse 1 200 € en 2026, et elle se répète à chaque retrait.

CritèrePEACompte-titres (CTO)Assurance vie
Accès aux ETFETF éligibles seulement (fonds européens investis à plus de 75 % en actions de l’UE ou de l’EEE, dont certains ETF synthétiques monde)Tous les ETF cotés accessibles chez le courtierLes ETF inscrits dans la liste du contrat
Fiscalité des gains en 2026Après 5 ans : 0 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux. Avant 5 ans : 31,4 % et clôturePFU de 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) ou barème progressif sur optionRien tant qu’aucun rachat. Après 8 ans : 7,5 % sous 150 000 € d’encours, abattement de 4 600 € ou 9 200 €, plus 17,2 % de prélèvements sociaux
Plafond de versements150 000 € (225 000 € avec un PEA-PME cumulé)AucunAucun plafond légal
LiquiditéRetrait avant 5 ans : clôture en principe. Après 5 ans : retraits partiels possiblesTotale, vente à tout momentRachat possible à tout moment, fiscalité selon l’ancienneté
FraisCourtage, tenue de compte, frais de l’ETFCourtage, droits de garde, change, frais de l’ETFFrais du contrat (versement, gestion), frais de l’ETF
SuccessionLe plan est clos au décès, prélèvements sociaux sur les gains, puis intégration à la successionTitres dans la succession, plus-value latente non imposéeHors succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans)
Dividendes d’un ETF distribuantRestent dans le plan, non imposés tant qu’ils n’en sortent pasImposés chaque année au PFURestent dans le contrat selon ses règles

Les paragraphes suivants reprennent ces lignes une à une, avec les sources et les points qui changent la décision.

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Aucune commission sur les ETF réels jusqu’à 100 000 € de transactions par mois, puis 0,2 % (minimum 10 €). Plus de 2 300 ETF au catalogue, un PEA (185 ETF éligibles) et un compte-titres, droits de garde nuls sous 250 000 €. À savoir : pas de plan d’investissement programmé, et garantie des titres plafonnée à 22 000 € (système polonais).

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Quels ETF peut-on loger dans chaque enveloppe ?

C’est le critère qui tranche le plus souvent, parce qu’il est binaire. Dans un CTO, il n’existe pas de limite de type de titre : actions, obligations, parts de fonds, ETF de toutes les places. La seule contrainte est celle de votre courtier, qui n’ouvre pas forcément toutes les places de cotation. Pour savoir ce qu’un courtier propose réellement, le comparatif des courtiers pour ETF détaille les offres.

Dans un PEA, la règle d’éligibilité est stricte. Pour qu’un ETF y entre, il doit être un OPCVM établi dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen et investi à plus de 75 % en actions de sociétés de ces zones, d’après la page PEA de service-public.gouv.fr. Conséquence directe : un ETF physique sur le MSCI World, par exemple l’iShares Core MSCI World (IWDA), n’est pas éligible, puisqu’il détient surtout des actions américaines. En revanche, des ETF à réplication synthétique, qui obtiennent la performance de l’indice par un contrat d’échange, sont conçus pour rester éligibles tout en suivant des indices mondiaux ou américains : c’est le cas de certains ETF sur le MSCI World ou le S&P 500 cotés à Paris. Le mécanisme et ses risques sont expliqués dans le guide ETF physique ou synthétique, et la liste pratique se trouve dans le guide des ETF éligibles au PEA.

Dans une assurance vie, les ETF sont des unités de compte parmi d’autres. Leur disponibilité dépend entièrement du contrat : certains en proposent plusieurs dizaines, d’autres une poignée, souvent en version distribuante ou capitalisante selon l’assureur. Le contrat fixe aussi les frais et les modalités d’arbitrage. Tout ce qui concerne les contrats compatibles est traité dans le guide ETF en assurance vie.

Vérifiez avant d’acheter.

L’éligibilité au PEA se lit dans le document d’informations clés ou sur la fiche de l’émetteur, pas sur le seul nom du fonds. Deux ETF portant presque le même nom peuvent avoir des statuts différents. Pour comparer des fonds, utilisez le comparateur d’ETF, qui indique l’éligibilité.

Que coûte chaque enveloppe en impôt en 2026 ?

CTO : le prélèvement forfaitaire unique

Plus-values de cession, dividendes et coupons subissent le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, selon service-public.gouv.fr. Les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % en 2026 pour la plupart des revenus du capital, à la suite de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 : la CSG est montée à 10,6 %, la CRDS reste à 0,5 % et le prélèvement de solidarité à 7,5 %. Vous pouvez opter, chaque année et pour l’ensemble de vos revenus de capitaux et plus-values, pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui n’est intéressant que si votre taux marginal est inférieur au taux forfaitaire, donc surtout en tranche à 0 % ou 11 %. Les moins-values s’imputent sur les plus-values de même nature, puis se reportent sur les dix années suivantes.

PEA : zéro impôt sur le revenu après cinq ans

Dans le plan, les dividendes et les plus-values réinvestis ne sont pas taxés. À la sortie, tout dépend de l’ancienneté. Après cinq ans, selon impots.gouv.fr, les gains « échappent à l’impôt sur le revenu » mais les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus. Avant cinq ans, les gains sont soumis au PFU de 31,4 % et, sauf exception, le retrait entraîne la clôture du plan. Un retrait partiel après cinq ans ne ferme pas le plan et les versements peuvent continuer jusqu’au plafond.

Assurance vie : la fiscalité n’intervient qu’au rachat

Tant que vous ne rachetez pas, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, d’après service-public.gouv.fr. Sur les unités de compte, comme les ETF, les prélèvements sociaux ne sont dus qu’au rachat. À la sortie, pour des primes versées depuis le 27 septembre 2017, l’assureur prélève 12,8 % (contrat de moins de 8 ans) ou 7,5 % (8 ans et plus), puis l’impôt définitif est établi à la déclaration : 7,5 % si les primes nettes restent sous 150 000 €, une partie à 7,5 % et le reste à 12,8 % au-delà, ou barème sur option. Un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) s’applique aux gains des contrats de 8 ans et plus. Les prélèvements sociaux de l’assurance vie sont restés à 17,2 % en 2026.

Capitalisant ou distribuant.

En CTO, un ETF distribuant vous impose chaque année sur les dividendes, alors qu’un ETF capitalisant ne vous impose qu’à la vente. En PEA et en assurance vie, la distinction compte beaucoup moins puisque la fiscalité n’intervient qu’à la sortie. Le détail est dans le guide capitalisant ou distribuant.

Plafond, blocage, liquidité : que peut-on faire de son argent ?

Le plafond du PEA est de 150 000 € de versements, auquel s’ajoute un PEA-PME de 225 000 € au maximum cumulé, d’après service-public.gouv.fr. Il porte sur les sommes versées, pas sur la valeur du plan : un plan qui a doublé continue d’accepter des versements tant que le total versé reste sous 150 000 €. Un jeune majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents est limité à 20 000 €. Il n’existe qu’un PEA par personne, mais chaque membre d’un couple peut avoir le sien, ce qui double la capacité d’un foyer.

La liquidité est excellente en CTO : vous vendez quand vous voulez, sans condition. Le PEA n’est pas bloqué au sens strict, mais un retrait avant cinq ans entraîne en principe la clôture, avec des exceptions prévues par la loi (licenciement, invalidité, création d’entreprise, décès du titulaire). Passé le cap des cinq ans, vous retirez la somme que vous voulez sans fermer le plan, en sachant que la part de gain contenue dans le retrait supporte les prélèvements sociaux. L’assurance vie reste ouverte au rachat à tout moment, avec une fiscalité plus lourde avant huit ans et un délai de règlement lié à l’assureur ; sur les unités de compte, la vente des parts précède le versement.

Il reste un point de sécurité à ne pas négliger : la garantie des titres du fonds de garantie des dépôts et de résolution s’élève à 70 000 € par client et par établissement et couvre aussi les titres détenus en PEA. Les contrats d’assurance vie ne sont pas couverts par ce fonds, selon les documents du FGDR. Cette garantie ne protège pas contre une baisse des marchés, seulement contre la défaillance de l’établissement qui tient le compte.

Les frais sont-ils les mêmes dans les trois enveloppes ?

Non, et la différence est souvent sous-estimée. Les frais d’un ETF se composent de trois couches : les frais courants du fonds (le TER, expliqué dans le guide frais d’un ETF), les frais d’intermédiation, et les frais de l’enveloppe elle-même. Le TER est identique quelle que soit l’enveloppe, puisque c’est le même fonds. Le reste varie.

En PEA et CTO, les coûts sont ceux du courtier : commission à l’achat et à la vente, éventuels droits de garde, frais de change pour un ETF coté dans une autre devise, frais de transfert si vous changez d’établissement. Ces barèmes évoluent, c’est pourquoi ils vivent dans les fiches des courtiers plutôt que dans ce guide. En assurance vie, s’ajoutent des frais propres au contrat, généralement des frais de gestion annuels sur les unités de compte, parfois des frais d’arbitrage ou de versement ; ils se lisent dans la notice du contrat et dans le document d’informations clés. Un ETF à 0,20 % de frais courants peut coûter nettement plus cher une fois enveloppé dans un contrat dont les frais de gestion sont élevés, et c’est le point qui détermine souvent si l’assurance vie est un bon réceptacle d’ETF ou seulement un outil de transmission.

Pour mesurer l’effet des frais sur vingt ou trente ans, le calculateur de frais permet de comparer deux niveaux de coûts sur la même mise.

Que deviennent vos ETF à votre décès selon l’enveloppe ?

La transmission est le terrain où l’assurance vie se détache nettement. Les capitaux versés à un bénéficiaire désigné au titre des primes payées avant les 70 ans de l’assuré sont exonérés de droits jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire ; au-delà, la fraction est taxée à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %, selon impots.gouv.fr. Pour les primes versées après 70 ans, les sommes entrent dans la succession avec un abattement global de 30 500 € sur l’ensemble des contrats. Le conjoint marié ou pacsé est exonéré. Ces règles s’appliquent à la clause bénéficiaire du contrat, et non aux ETF eux-mêmes : c’est le contrat qui est transmis.

Pour un CTO, les titres rejoignent la succession et sont soumis aux droits de succession après l’abattement de 100 000 € par enfant et par parent (service-public.gouv.fr). Côté fiscalité des gains, la valeur retenue pour calculer les droits de succession devient le nouveau prix d’acquisition pour les héritiers, ce qui signifie que la plus-value accumulée par le défunt n’est pas imposée à ce titre. Pour un PEA, le plan est clos au décès et seuls les prélèvements sociaux sont dus sur les gains, puis les titres et espèces entrent dans la succession comme le reste du patrimoine.

Si la transmission pèse dans votre objectif, l’assurance vie devient un complément utile même si ses ETF sont moins nombreux et ses frais plus élevés. Une clause bénéficiaire bien rédigée vaut plus qu’un point de frais. Pour un patrimoine qui ne dépasse pas les abattements de droit commun, le sujet est moins urgent.

Quelle enveloppe selon son profil ? Les règles de décision

Il n’existe pas d’enveloppe idéale, mais des règles qui s’appliquent selon la situation. Voici les critères, présentés comme des repères et non comme un conseil personnalisé.

  • Vous investissez à long terme (plus de 5 ans) dans des actions ou des ETF actions que le PEA accepte. Le PEA donne l’avantage fiscal le plus net : 18,6 % de prélèvements seulement sur les gains après cinq ans, contre 31,4 % en CTO. C’est la première enveloppe à considérer, jusqu’à 150 000 € de versements.
  • Vous voulez un ETF monde ou américain sans passer par un ETF synthétique. Il faudra le loger en CTO ou en assurance vie, parce que les ETF physiques correspondants ne sont pas éligibles au PEA.
  • Vous aurez besoin de la somme dans moins de cinq ans. Le CTO est cohérent : aucune clôture à craindre, et le surcoût fiscal d’un PFU à 31,4 % est le prix de la liberté. Un PEA de moins de cinq ans reste possible, mais le retrait le clôturerait.
  • Vous avez déjà rempli ou presque votre PEA (150 000 €). Le CTO prend le relais sans plafond ; l’assurance vie aussi, avec sa fiscalité propre.
  • Vous préparez une transmission. L’assurance vie est l’enveloppe pensée pour cela, avec ses 152 500 € par bénéficiaire hors succession pour les primes versées avant 70 ans.
  • Vous êtes en tranche à 0 % ou 11 %. L’option pour le barème en CTO peut abaisser l’impôt sur le revenu, mais elle ne change pas les 18,6 % de prélèvements sociaux. À vérifier chaque année sur votre déclaration.
  • Vous voulez de la simplicité. Une seule enveloppe, souvent le PEA ou le CTO, suffit largement quand les montants sont modestes. Multiplier les comptes sans raison alourdit le suivi.

Peut-on cumuler PEA, CTO et assurance vie ? Dans quel ordre les remplir ?

Oui, rien ne l’interdit : vous pouvez détenir un PEA, plusieurs comptes-titres et un ou plusieurs contrats d’assurance vie en même temps. L’AMF le rappelle pour le CTO, que l’on peut ouvrir en autant d’exemplaires que souhaité et à tout âge. Le PEA est limité à un par personne.

L’ordre de remplissage qui revient le plus souvent en pratique suit la logique des taux, et non une hiérarchie absolue.

  1. PEA d’abord pour les ETF éligibles, parce que c’est là que chaque euro de gain est le moins taxé à la sortie. L’horizon de cinq ans commence au premier versement, donc ouvrir tôt, même avec un petit montant, a de la valeur.
  2. Assurance vie ensuite si vous cherchez la transmission, un abattement annuel après huit ans ou un choix de supports que le PEA n’offre pas. Un contrat ouvert tôt déclenche le compteur des huit ans.
  3. CTO pour le reste : les ETF refusés par le PEA, les sommes au-delà de 150 000 €, les montants dont vous aurez besoin à court terme.

Ce n’est pas un mode d’emploi universel. Un investisseur qui ne souhaite que des ETF monde physiques peut commencer par le CTO ; celui qui prépare un héritage peut avancer l’assurance vie. Dans tous les cas, évitez de disperser trop de petits montants : les frais fixes et le temps de gestion pèsent plus que le gain fiscal quand les sommes sont faibles. Pour la mise en place pratique, le guide comment acheter des ETF détaille l’ouverture d’un compte, et le guide choisir un courtier aide à sélectionner l’établissement.

Exemple chiffré : 10 000 € de gain, trois enveloppes

Prenons un investisseur fictif, résident fiscal français, célibataire, qui vend des parts d’ETF en 2026 et réalise 10 000 € de gain. On suppose qu’il n’a opté pour le barème dans aucun cas, que l’assurance vie date de plus de 8 ans avec des primes inférieures à 150 000 €, que le gain est celui compris dans un rachat, et que l’abattement n’a pas été utilisé les années précédentes. Les calculs appliquent les taux rappelés plus haut ; ils ne tiennent pas compte des frais du contrat, ni de la contribution sur les hauts revenus.

EnveloppeCalculPrélèvementsGain net
CTO10 000 € × 31,4 %3 140 €6 860 €
PEA de plus de 5 ans10 000 € × 18,6 % (aucun impôt sur le revenu)1 860 €8 140 €
PEA de moins de 5 ans10 000 € × 31,4 %, plan clos3 140 €6 860 €
Assurance vie de plus de 8 ans(10 000 € − 4 600 €) × 7,5 % + 10 000 € × 17,2 %2 125 €7 875 €
Assurance vie de moins de 8 ans10 000 € × (12,8 % + 17,2 %)3 000 €7 000 €

L’écart entre le PEA de plus de cinq ans et le CTO est de 1 280 € sur ce seul gain, soit presque 13 points. L’assurance vie de plus de huit ans se place entre les deux, et son avantage grandit quand le couple utilise deux abattements de 4 600 €. À l’inverse, le même gain réalisé quelques mois avant le cinquième anniversaire du PEA coûte autant qu’en CTO et ferme le plan : le calendrier compte autant que l’enveloppe.

Ce tableau ne dit pas que le PEA est toujours meilleur. Il dit combien l’enveloppe pèse sur la partie du rendement qui reste après impôt. Un ETF logé en PEA que vous n’auriez pas choisi hors PEA pour des raisons de risque ou de réplication peut coûter plus cher en performance qu’il n’économise en impôt. La décision combine les deux : le bon produit, puis la bonne enveloppe.

Qu’est-ce qui peut changer d’ici 2027 ?

Les taux de ce guide sont ceux en vigueur en octobre 2026. Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, ne modifie pas le prélèvement forfaitaire de 12,8 % selon la recherche effectuée dans le texte déposé, et le projet de loi de financement de la sécurité sociale ne relève pas la CSG sur les revenus du capital. Aucun de ces textes n’est adopté à la date de rédaction ; ils peuvent être amendés par le Parlement.

Un point mérite néanmoins l’attention pour l’assurance vie : l’article 6 du projet de loi de finances 2027 prévoit de conditionner le régime fiscal de l’assurance vie à des critères sur la nature des primes et des actifs (unités de compte comparables à celles du code des assurances, exclusion des actifs émis par le souscripteur ou son entourage). Les contrats souscrits à partir du 1er octobre 2026 seraient concernés, les contrats antérieurs à compter du 1er juillet 2027. Cela vise surtout des montages particuliers et ne remet pas en cause, à la lecture du texte, l’accès à des ETF classiques, mais la rédaction définitive reste à surveiller. Les mises à jour des règles sont suivies sur la page suivi des mises à jour.

Erreurs fréquentes quand on choisit son enveloppe

  1. Croire que tout ETF peut entrer dans un PEA. L’éligibilité dépend du fonds et de son domicile, pas de son nom ni de son indice. Vérifiez avant d’acheter.
  2. Retirer de son PEA avant cinq ans. Le plan est clôturé, l’avantage fiscal disparaît et le plan ne pourra pas être rouvert comme si de rien n’était. Il faut en général ouvrir un nouveau plan, dont le délai de cinq ans repart de zéro.
  3. Utiliser l’assurance vie sans regarder les frais. Un contrat à frais de gestion élevés peut annuler l’avantage fiscal sur des ETF à bas coût. Comparez le coût total, pas le seul TER.
  4. Oublier que les prélèvements sociaux ne baissent pas en PEA. Les 18,6 % restent dus sur les gains, quelle que soit l’ancienneté. L’exonération porte sur l’impôt sur le revenu uniquement.
  5. Remplir le PEA avec des ETF risqués par principe fiscal. L’avantage fiscal ne justifie pas un ETF de réplication ou de couverture que vous ne comprenez pas. Lisez le guide sur les risques des ETF.
  6. Négliger la clause bénéficiaire. Un contrat d’assurance vie sans clause précise ou périmée perd une grande partie de son intérêt successoral.
  7. Multiplier les enveloppes sans besoin. Deux ou trois comptes bien choisis valent mieux que six dispersés.

Pour aller plus loin sur chaque thème, voir le guide général de la fiscalité des ETF et la page quel ETF choisir.

Sources officielles

Avertissement. Les informations présentées sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé ni un conseil fiscal. Votre situation personnelle peut modifier le résultat : en cas de doute, rapprochez-vous de l’administration fiscale ou d’un professionnel habilité. Investir comporte un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

Peut-on mettre des ETF dans un PEA ?
Oui, mais seulement les ETF éligibles : des fonds européens (OPCVM de l’UE ou de l’EEE) investis à plus de 75 % en actions de sociétés de ces zones. Certains ETF synthétiques sur le MSCI World ou le S&P 500 respectent ce critère, les ETF physiques sur ces indices non.
Quel est le plafond du PEA en 2026 ?
Le plafond des versements est de 150 000 € pour le PEA classique et de 225 000 € cumulés avec un PEA-PME (service-public.gouv.fr, vérifié en mai 2026). Il porte sur les sommes versées, pas sur la valeur du plan.
Combien d’impôt sur les gains d’un ETF en CTO ?
Le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème progressif, avec des prélèvements sociaux inchangés.
Que se passe-t-il si je retire de l’argent de mon PEA avant 5 ans ?
En principe le plan est clôturé et les gains sont imposés au PFU de 31,4 %. Des exceptions existent (licenciement, invalidité, création d’entreprise, décès). Après 5 ans, un retrait partiel ne ferme pas le plan.
Les prélèvements sociaux du PEA sont-ils de 17,2 % ou de 18,6 % ?
Ils sont de 18,6 % en 2026 pour les gains d’un PEA, selon impots.gouv.fr. Seule l’assurance vie reste à 17,2 %. Certains sites affichent encore des taux antérieurs à la hausse de la CSG.
Quel abattement en assurance vie après 8 ans ?
Un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé s’applique aux gains des contrats de 8 ans et plus, avant impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la totalité du gain.
L’assurance vie est-elle mieux placée que le PEA pour la transmission ?
Oui pour la transmission : les primes versées avant 70 ans sont exonérées jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, alors qu’un PEA entre dans la succession. En revanche, le PEA est plus léger fiscalement pour son titulaire de son vivant.
Dans quel ordre remplir PEA, assurance vie et CTO ?
Un ordre courant consiste à remplir le PEA en premier pour les ETF éligibles, puis l’assurance vie selon l’objectif de transmission, puis le CTO pour le reste. C’est une règle générale, pas un conseil personnalisé : l’horizon et le produit comptent.
Peut-on détenir plusieurs CTO ?
Oui, l’AMF indique qu’on peut ouvrir autant de comptes-titres que l’on veut, chez autant d’intermédiaires, et à tout âge. Le PEA, lui, est limité à un seul par personne.
Mes titres sont-ils garantis si mon courtier fait faillite ?
Le fonds de garantie des dépôts et de résolution garantit les titres jusqu’à 70 000 € par client et par établissement, PEA compris. Les contrats d’assurance vie ne sont pas couverts par ce fonds. Un courtier étranger relève de la garantie de son pays.

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