Meilleurs ETF intelligence artificielle en 2026 : comment comparer des indices qui ne se ressemblent pas
Sept ETF de notre base se présentent comme des ETF d’intelligence artificielle, avec des frais de 0,35 % à 0,49 % par an. Cette page explique pourquoi leurs indices se ressemblent peu, ce que cela change pour votre portefeuille et comment les départager.
Classement des ETF Intelligence artificielle
Triez par colonne, filtrez par enveloppe ou par type. Frais et encours : fiches des fonds du 12 octobre 2026 ; performances recalculées sur cours ajustés. Notre note est expliquée dans la méthodologie.
| ETF | TER | Encours | 1 an | 5 ans / an | Volatilité | Note | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data 1CIE00BGV5VN51 · XAIX · Xtrackers ★ Meilleur de sa catégorieCapitalisant |
0,35 % | 8,6 Md € | +50,4 % | +22,7 % | 24,9 % | 7,8 | |
| iShares Automation & RoboticsIE00BYZK4552 · 2B76 · iShares Capitalisant |
0,40 % | 5,0 Md € | +45,3 % | +12,4 % | 25,6 % | 7,6 | |
| Amundi MSCI Robotics & AILU1861132840 · GOAI · Amundi ETF Capitalisant |
0,40 % | 1,3 Md € | +40,2 % | +10,8 % | 24,2 % | 7,0 | |
| WisdomTree Artificial IntelligenceIE00BDVPNG13 · WTAI · WisdomTree Capitalisant |
0,40 % | 1,4 Md € | +49,9 % | +16,4 % | 30,6 % | 6,9 | |
| L&G Artificial IntelligenceIE00BK5BCD43 · XMLD · Legal & General (LGIM) Capitalisant |
0,49 % | 2,0 Md € | +58,3 % | +19,0 % | 26,4 % | 6,7 | |
| iShares Automation & RoboticsIE00BYWZ0333 · 2B7F · iShares Distribuant |
0,40 % | 326 M € | +45,2 % | +12,4 % | 22,4 % | 6,4 | |
| Invesco Artificial Intelligence EnablersIE000LGWDNE5 · IVAI · Invesco Capitalisant |
0,35 % | 40 M € | +44,4 % | – | 34,7 % | 4,9 |
Aucun ETF ne correspond à ces filtres.
Qu’est-ce qu’un ETF intelligence artificielle ?
Il n’existe pas de définition légale de l’« intelligence artificielle » en bourse. Chaque fournisseur d’indice (Nasdaq, STOXX, MSCI, ROBO Global, S&P Kensho) trace sa propre frontière : certains retiennent les entreprises qui conçoivent des modèles et des logiciels, d’autres les fabricants de puces et de serveurs, d’autres encore les sociétés qui utilisent l’IA pour automatiser leur production. Le mot « IA » dans le nom du fonds ne garantit donc ni les mêmes titres ni la même exposition.
Dans notre base, sept ETF portent ce thème. Deux d’entre eux suivent le même indice (iShares Automation & Robotics, 2B76 en capitalisation et 2B7F en distribution) : ils ne diffèrent que par le traitement des dividendes. Les cinq autres reposent sur cinq indices distincts, ce qui revient à acheter cinq paniers différents.
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Que contiennent vraiment ces ETF ?
Trois familles se dégagent. La première regroupe les indices « IA et données » comme Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data (XAIX) ou WisdomTree Artificial Intelligence (WTAI) : on y trouve des valeurs technologiques mondiales, souvent déjà très présentes dans un ETF Nasdaq ou MSCI World. La deuxième, « automatisation et robotique » (iShares 2B76, Amundi GOAI, L&G XMLD), élargit vers l’industrie, la santé et les équipements. La troisième, représentée par Invesco Artificial Intelligence Enablers (IVAI), cible les fournisseurs d’infrastructure.
Un point de vigilance : si vous détenez déjà un ETF Nasdaq-100 ou un ETF monde, une partie de ces valeurs figure déjà dans votre portefeuille. Ajouter un ETF IA renforce alors une concentration que vous avez peut-être sans le savoir. Notre outil de comparaison permet de mettre deux fonds côte à côte.
Quels critères pour choisir entre ces ETF ?
Le choix se joue sur l’indice d’abord, les frais ensuite. Les frais courants vont de 0,35 % (XAIX, IVAI) à 0,49 % (XMLD) : sur 10 000 € détenus pendant 10 ans, un écart de 0,14 point représente de l’ordre de 140 € d’écart cumulé avant tout rendement, ce qui reste secondaire devant l’écart entre les indices. Le calculateur de frais permet de chiffrer votre cas.
| Critère | Ce que dit notre base | Ce qu’il faut en retenir |
|---|---|---|
| Frais courants | 0,35 % à 0,49 % | Écart modeste, à départager en dernier |
| Encours | XAIX 8 572 M€, 2B76 5 033 M€, IVAI 40 M€ | Un très petit fonds comme IVAI présente un risque de fermeture plus élevé |
| Réplication | Physique pour les sept, réplication complète ou échantillonnage | Pas de risque de contrepartie lié à un swap |
| Enveloppe | Aucun éligible au PEA | Compte-titres, assurance vie selon l’assureur |
| Dividendes | Six en capitalisation, un seul en distribution (2B7F) | La capitalisation simplifie la fiscalité en compte-titres |
Que montrent les chiffres de la base ?
L’encours est très concentré : XAIX (8 572 M€) et 2B76 (5 033 M€) pèsent à eux deux plus de la moitié des 18 600 M€ environ que représentent les sept fonds. À l’opposé, IVAI ne compte que 40 M€, ce qui en fait un produit récent et fragile. Un encours élevé réduit le risque de liquidation et, en général, l’écart entre prix d’achat et de vente (voir notre guide sur le spread et la liquidité).
La réplication est physique partout. Cinq des sept fonds appliquent la réplication complète sur un indice de taille limitée, ce qui est cohérent avec des paniers de quelques dizaines à quelques centaines de titres. Aucun ETF IA de notre base n’est éligible au PEA : les indices portent sur des sociétés américaines et mondiales, hors du périmètre des 75 % de titres européens exigés (règles détaillées ici).
Quels sont les risques propres à ce thème ?
Un thème porté par une narration forte attire les flux, puis les reprend. Les indices IA comptent peu de titres dominants, souvent des géants américains cotés très cher. Une déception sur les dépenses d’investissement des grands acteurs, un durcissement de la réglementation ou des restrictions d’exportation de puces peuvent déplacer fortement la valeur du panier en peu de temps. Le risque de perte en capital est réel et le fonds peut rester longtemps sous son niveau d’achat.
Quelles erreurs éviter ?
La première consiste à acheter sur le seul nom du fonds sans lire l’indice : « IA » peut recouvrir de la robotique industrielle comme des éditeurs de logiciels. La deuxième est de cumuler plusieurs ETF thématiques proches en pensant se diversifier, alors que les titres se recoupent. La troisième est d’ignorer le doublon avec un ETF Nasdaq ou un ETF monde déjà en portefeuille. Enfin, négliger la devise (les fonds cotent en euros, mais les titres sont surtout en dollars) fausse l’appréciation du risque.
Pour qui, et en complément de quoi ?
Ces ETF s’envisagent comme une poche « satellite » autour d’un cœur diversifié, par exemple un ETF monde ou S&P 500, jamais comme un cœur de portefeuille. L’investisseur doit pouvoir supporter de fortes variations et un horizon long. Pour la logique cœur et satellite, lisez notre guide sur les ETF thématiques et sectoriels et le détail des risques des ETF. Pour une exposition proche, voir aussi les pages ETF technologie et ETF semi-conducteurs. Côté fiscalité, un compte-titres applique le PFU de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) à la plus-value de cession.